Vaiana, la légende du bout du monde

« Hisseo ! »

 

Réalisé par Ron Clements, John Musker
VO : Auli’i Cravalho, Dwayne Johnson…
VF : Cerise Calixte, Anthony Kavanagh…

USA – Animation
Sortie en salle : 30 Novembre 2016
Durée : 1h 47min

Kezako ?

La déesse Te Fiti possède le pouvoir de créer la vie grâce à son cœur. Cependant, le cœur est très convoité et un jour Maui, demi-dieu du vent et de la mer, s’en empare et laisse le démon Te Ka répandre le chaos ! Pour finir, le cœur et l’hameçon magique de Maui se retrouvent perdus en mer à cause du démon. Mille an plus tard, Vaiana, une jeune fille téméraire se lance dans un voyage audacieux pour accomplir la quête inachevée de ses ancêtres et sauver son peuple. 

La critique d’Eugénie   –   4/5

Enfin libéré et délivré des braillements odieux d’Anna et Elsa, partons loin, très loin du glacial et surestimé « la Reine des Neiges » vers une nouvelle destination plus prometteuse, les îles polynésiennes.

Aux commandes du navire, le talentueux duo Musker et Clements déjà responsables de plusieurs grandes partitions Disney (« La Petite Sirène », Aladdin », « Hercule »…).
D’ailleurs, Moana, rebaptisée Vaiana en Europe (pour une sombre histoire de marque déposée) partage pour beaucoup les traits de caractère de sa grande sœur Ariel, ainsi que des ambitions en miroir (à l’exception de l’histoire d’amour). Courageuse, indépendante et avide d’aventure, elle introduit cependant un peu de réalisme et de différence (enfin) dans son design. Fini les yeux globuleux et la taille de guêpe, la nouvelle princesse porte haut et fier les couleurs du renouveau dans la firme aux grandes oreilles et nous embarque volontaire dans son épopée initiatique.

À ses côtés, le génial Maui, antagoniste indirect et complexe alliant puissance, doute et arrogance. Mais une fois n’est pas coutume, c’est dans la création de personnages muets que Disney prouve son talent. Bingo, « Vaiana » nous en donne cinq pour le prix d’un ! D’un côté les divinités Te Fiti, Te Ka et l’esprit de l’océan (superbement animés) et de l’autre les ressorts comiques, le tatouage (conscience) de Maui et le coq Hei Hei, bébête mais hilarant.

Visuellement, ce chant polynésien est un régal, témoin d’une qualité d’exécution toujours plus surprenante quand il s’agit des textures et des couleurs. Certaines scènes s’inspirent d’une poésie visuelle qu’on croirait sortie d’un Miyazaki. Sans parler d’une bande originale entrainante (peut-être la meilleure depuis « Mulan ») qui retrouve enfin une cohérence musicale.

Avec « Vaiana », Disney renoue avec un sens du grandiose et de l’épique qui lui manquait tant ces dernières années même s’il duplique à nouveau un modèle on ne peut plus classique : celle du héros qui se découvre lui-même en poursuivant ses rêves. Quant aux enjeux, ils sont trop distants pour en ressentir l’urgence et certains développements sont télescopés (comme l’entrainement de Maiu le temps d’une chanson) voir complètement inexistants. Un fin de compte, nous voyons toujours où l’histoire se dirige, malgré un très bon twist final, sans jamais avoir peur pour les personnages.

Mais après tout, ne savons-nous tous pas, depuis Blanche-Neige, comment l’histoire se termine ? Si les films d’animation Disney continuent de fasciner à travers les décennies c’est peut-être bien parce que le voyage compte (vraiment) plus que la destination !

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