Deadpool

Réalisé par Tim Miller
Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein…
Sorti le 10 février 2016   –   1h48
Action, Aventure, Comédie   –   Etats-Unis

Kezako ?

Deadpool, est l’anti-héros le plus atypique de l’univers Marvel. À l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.

La critique d’Eugénie – 3/5

Le meilleur démarrage ciné de l’année (à date) mérite-t-il vraiment autant de tapage ? Oui… et non !
Oui, car il est surprenant de voir la firme Marvel-Disney se lancer dans l’adaptation du plus trash des antihéros. De ce point de vue, le film va aussi loin qu’il peut se le permettre même s’il édulcore toujours la vraie folie (au sens premier du terme) du personnage…
Cependant n’en attendez pas plus, ce Deadpool restera surement la plus fidèle des adaptations grand écran.

Insolence oblige, ça vanne dès le générique, ça castagne dur, ça baise (dur aussi) et le quatrième mur en prend plein la tronche. En bref, – de 12 ans totalement justifié ! Côté humour, le rire est gras mais régulier, on décèlerait presque une certaine intelligence d’écriture tant les dialogues foisonnent de tacles à l’univers geek/héroïque et de références plus pointues à la pop culture.

Pas de fausse note dans le casting malgré un méchant toujours aussi peu charismatique – les vrais bad guys sont décidément brandés DC (exception faite du très bon Loki de Tom Hiddleston) – Ryan Reynolds s’offre même le luxe d’être réellement convaincant, à défaut d’être convaincu par sa propre histoire. Son héros rebelle assure le spectacle malgré 20 premières minutes poussives et cartoonesques limitant l’immersion dans l’histoire.

Et c’est peut-être là le vrai problème de Deadpool, à cheval entre la pure parodie et le film d’action, il tâtonne sans trouver son identité propre.
L’autocritique du film ne l’empêche pas de tomber dans les clichés du genre qu’il dénonce et la surenchère de vulgarité sans génie ce fait au détriment du scénario qui reste à peine plus élaboré qu’un jambon-coquillettes. Pour peu qu’on y regarde de plus prés, ce Deadpool reste tristement conventionnel même dans son irrévérence, il n’atteint pas le cynisme de l’excellent « Watchmen » (Zack Snyder), ni la noirceur de la trilogie Batman de Nolan (deux références DC).
Alors superficialité assumée ou fausse modestie ? Telle est la question…

À défaut d’être mémorable, Deadpool reste un bon film pop corn qu’on apprécie comme ce dernier : On sait que ce n’est pas « bien », mais on aime quand même.

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