Aladdin

Le Génie de Bel-Air

Kezako ?

Quand un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin cherche à conquérir le cœur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine, il fait appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois vœux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais…

La critique d’Eugénie – 5/10

Aladdin s’envole vers un « whole new world » très Bollywoodien. Il faut dire que pour l’Américain moyen, le Moyen-Orient et l’Inde c’est surement à peu près la même chose – désolée c’était gratuit. Cela dit, il faudra m’expliquer pourquoi seul le couple principal n’a pas d’accent…
Énième reboot d’un classique de l’animation, le choix de Guy Ricthie pouvait laisser espérer au moins une pâte artistique propre, mais hormis des accélérations maladroites lors des chorégraphies, le réalisateur se plie rapidement au cahier des charges de Disney.
À l’exception les décors intérieurs, l’ensemble ressemble d’ailleurs à un téléfilm Disney Channel avec des costumes très chargés et des décors extérieurs bien timorés pour une production de cette ampleur.

Concernant le scénario, rien de nouveau sous le soleil d’Agrabah, l’histoire reste la même si ce n’est que Jasmine est plus étayée, moins gamine pourrie gâtée et davantage concernée par l’avenir de son peuple, autant que part le sien. Et si d’aucuns crieront à l’opportuniste féministe, le propos est ici cohérent par rapport au personnage et reste moins maladroit que dans la plupart des blockbusters du moment (comme le dernier Avengers). L’actrice Naomi Scott est d’ailleurs parmi ceux qui s’en sortent le mieux, notamment dans sa chanson inédite « Speechless ».
Dommage qu’on ne puisse en dire autant du reste du casting. Mena Massoud dans le rôle titre n’est malheureusement pas à la hauteur. Sans grande subtilité, sa porte de sortie consiste à sourire de toutes ses dents dès qu’il ne sait comment interpréter une émotion. Malgré un peu plus d’écriture de fond, le Sultan est complètement transparent (au moins celui de dessin animé était drôle) et Iago devient un simple perroquet qui, malgré la parole, à moins de personnalité que le Tapis. Le plus problématique reste l’interprétation du rôle de Jafar, affublé d’une backstory inutile et d’un jeu insipide et caricatural en sus d’être dépouillé de toute la puissance et le machiavélisme qui faisaient de lui un grand méchant Disney.

De cette adaptation, seule la présence de Will Smith rend le film plaisant. Loin de chercher à imiter Robin Williams, l’acteur interprète son génie, très prince de Bel-Air mais efficace et touchant à plusieurs reprises malgré des effets spéciaux inégaux sous sa forme bleue. La revisite de « Je suis ton meilleur ami » est probablement la scène la plus convaincante visuellement.

Ce reboot reste sympathique pour les enfants bien que culturellement et artistiquement inutile. Cela dit compte tenu des dernières productions de Disney qui s’emploie à massacrer les films de notre jeunesse, « inutile » est un moindre mal.


Réalisé par Guy Ritchie
Avec Mena Massoud, Naomi Scott, Will Smith, Marwan Kenzari…
USA – Famille, Aventure
Sortie en salle : 22 mai 2019
Durée : 2h 09 min 

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