Sauver ou périr

La piel que habito

Kezako ?

Franck est Sapeur-Pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d’une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. A son réveil dans un centre de traitement des Grands Brûlés, il comprend que son visage a fondu dans les flammes. Il va devoir réapprendre à vivre, et accepter d’être sauvé à son tour.

La critique d’Eugénie – 4/5

Franck, fier pompier parisien, mène la vie qu’il a toujours souhaitée.Passionné par son métier, mari amoureux et jeune papa de jumelle, sa vie bascule quand il se fait piéger par ce qu’il a juré de combattre : le feu. S’ensuit alors un lent travail de guérison et de reconstruction pour réapprendre à vivre. Avec ce drame mélo, Frédéric Tellier réussit, pour son second long-métrage, à livrer trois films en un seul.

Première (bonne) surprise, la première partie se donne de vrais airs de documentaire. Réaliste et cru, on y découvre le quotidien d’une caserne et de ses habitants avec en prime l’attachement émotionnel induit par le point de vue fictionnel. Sans vraiment de transition, la vie s’écoulent en une succession de tableaux, photos prises sur des instants de vie résumant habilement la psychologie et les attentes des personnages. Un passage du récit obligatoire et bien maîtrisé pour nous investir dans le destin du protagoniste. Arrive l’accident et les plans larges caméra à l’épaule s’effacent pour une réalisation plus intimiste, à l’instar d’un monde qui s’est rétréci aux quatre murs d’une chambre d’hôpital.

Sauver ou périr
 devient dès ce moment une histoire de « gueule cassée » qui n’est pas sans rappeler La chambre des officiers (livre et film). Plus convenu dans sa forme, il s’avère redoutablement efficace dans son traitement de la douleur et dégage un chaque instant une puissance émotionnelle tentée de réalisme. Durs et vertigineux, le combat et les souffrances de Frank au visage ravagé doivent beaucoup à l’interprétation magistrale de Pierre Niney, soutenu par la très belle performance d’Anaïs Demoustier.

Autre point fort, le film offre un espace d’expression pour les victimes indirectes, la famille et les amis, les accompagnants qui doivent trouver un équilibre dans leur propre douleur pour soulager celle des autres. Mais après avoir usé les spectateurs dans des montagnes russes émotionnelles, le dernier axe porté sur le drame du couple et de la reconstruction est malheureusement celui qui convainc le moins.

Avec une intrigue post-it, Frédéric Tellier signe une histoire humaine qui ne laisse pas indifférent. Très juste dans sa représentation de la violence, qu’elle soit physique ou psychologique, Sauver ou périr est saisissant, instaurant des moments de malaise tant la douleur semble palpable – une personne s’est même trouvée mal lors de ma séance…  Alors en résumé : âmes sensibles s’abstenir et mouchoirs conseillés pour tous les autres.


Réalisé par Frédéric Tellier
Avec Pierre Niney, Anaïs Demoustier, Chloé Stefani, Vincent Rottiers…
France – Drame
Sortie en salle : 28 novembre 2018
Durée : 1h 56 min 

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