The House That Jack Built

La petite maison dans la prairie

Réalisé par Lars Von Trier
Avec Matt Dillon, Uma Thurman, Bruno Ganz
Danemark – Drame / Thriller
Sortie en salle : 17 octobre 2018
Durée : 2h 35min

Kezako ?

Chaque meurtre commis par Jack est pour lui un pas de plus vers la construction de son oeuvre d’art. Il dressera le portrait de ses pensées et de ses névroses avec un mystérieux inconnu, Mr Verge. Mais peu à peu, sa soif de reconnaissance le mènera à prendre de plus en plus de risques, jusqu’à ce que le masque tombe…

La critique de Marcellin – 3/5

Le sulfureux Lars Von Trier est de retour au Festival de Cannes ! Après avoir été aimé, détesté, adulé puis finalement rejeté pendant sept ans de la Croisette, il revient en force. Avec sans doute son film le plus personnel…
The House That Jack Builts retrace le parcours insolite, grotesque et inquiétant d’un serial killer névrosé dans la naissance de son « oeuvre d’art ». Il commence fort : Uma Thurman débarque dans son pick up et le provoque jusqu’au coup fatal. Car encore une fois, les femmes sont mise à l’honneur ! Antipathiques, stupides, naïves, Lars Von Trier nous dresse un portrait misogyne de femmes qui se mettent en quatre afin d’inciter Jack à commettre ses crimes. Rien d’inédit de la part de ce réalisateur aussi talentueux que controversé.

Cependant le film tire son épingle du jeu par un humour incisif et une esthétique renversante. Le choc des images se mêle aux propos et situations ubuesques de Jack. Il utilise habilement l’humour noir et les situations cocasses, tout en laissant à Matt Dillon l’opportunité de faire son grand retour dans un rôle parfaitement maîtrisé.

On le devine ici, Lars Von Trier dresse un auto-portrait qui pique ses détracteurs. Mon avis ? Emmerder l’élite de la sphère cinématographique qui s’apprête à découvrir son film dans ce microcosme doré que l’on appelle Festival de Cannes était son souhait le plus cher. Oui, il parle de nazisme, de misogynie, une belle mise en scène de son propre vécu qui fera pincer les lèvres de ses ennemis.

La première partie est savoureuse, dans sa manière d’exposer une cruauté opérée par un sadique grotesque en quête de gloire. La seconde partie est bien moins intéressante à mon goût car se noie dans des digressions philosophiques, comme si Lars Von Trier voulait sans cesse rappeler qu’il est tout de même un artiste torturé (auto portrait assumé donc!).

Apprécier ou non ce film est une démarche tout à fait personnelle, ce qui constitue la force de l’oeuvre cinématographique du réalisateur danois. Vous savez ce qu’il vous reste à faire …

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