Conjuring 2 : Le cas Enfield

 

Réalisé par James Wan
Avec Patrick Wilson, Vera Farmiga, Frances O’Connor
Etats-Unis – Horreur
Sortie en salle : 29 Juin 2016
Durée : 133 min

Kezako ?

Une nouvelle histoire vraie issue des dossiers d’Ed et Lorraine Warren : l’une de leurs enquêtes les plus traumatisantes.
Lorraine et Ed Warren se rendent dans le nord de Londres pour venir en aide à une mère qui élève seule ses quatre enfants dans une maison hantée par des esprits maléfiques. 

La critique d’Eugénie   –   3/5

James Wan est en passe de devenir le maitre de l’horreur des années 2000. Après le très satisfaisant Conjuring et le spin-off Annabelle, il poursuit la franchise en reprenant l’une des affaires les plus célèbres du couple Warren : le cas Enfield.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le film remplit bien sa fonction première, nous flanquer les jetons ! 

Au-delà d’une intrigue plutôt bien ficelée et de bons jump scares conforment aux codes du genre, « Conjuring 2 » soigne l’ambiance austère du film tout en évitant le gore et les twists grossiers. En alliant filtres sombres et décors de l’époque Thatchérienne, l’image se dote d’un esthétisme froid et mystérieux qui intervient presque comme un personnage à part entière, un narrateur omniscient qui induit notre immersion.

La caméra traine, s’attarde sur les plans, flotte au-dessus des scènes en prenant davantage le point de vue d’une présence alentour que celui, inquiet, du spectateur qui aurait tendance à regarder partout rapidement.
Certaines scènes combinent habilement l’art et l’effroi, d’un flou travaillé en arrière-plan à un effrayant tableau en passant par l’homme tordu. Ces séquences maintiennent un bon niveau d’angoisse, nous donnent des frissons d’excitation et se révèlent techniquement et artistiquement splendides.
La lenteur volontaire de l’image entrave parfois le rythme et rallonge le film qui aurait pu s’amputer sans souffrir de certains passages.

Côté jeux d’acteur, rien à redire, pour ce qui est des dialogues, on n’échappe pas aux bondieuseries mais qui se veulent davantage en cohérence avec les personnages que comme un propos affirmé du réalisateur.
Seul gros défaut de ce nouveau Conjuring, Wan reste désespérément mièvre quand il aborde les émotions.
En même temps, on ne va pas voir un film d’horreur pour ses bons sentiments !

 

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