The Revenant

 

Réalisé par Alejandro Gonzales Inarritu
Avec Leonardo DiCaprio,  Tom Hardy, Domnhall Gleeson…
Etats-Unis – Aventure
Sortie en salle : 24 Février 2016
Durée : 156 min

La critique d’Eugénie   –   2/5

The Revenant, dernier rejeton du réalisateur Inarritu, était annoncé depuis plusieurs mois (à grand renfort de promo) comme un messie cinématographique et le tremplin de la consécration tant attendue de DiCaprio.

Pour ouvrir sur un aparté, Eugénie rappelle qu’elle tient en haute estime les talents d’acteur du grand Léo. Il méritait depuis un certain temps déjà la petite statuette dorée… mais pas pour ce film-ci !
Le rôle en lui-même repose majoritairement sur la performance physique, manquant cruellement de nuance et de subtilité. En fin de compte, le prix s’obtient à grand renfort de grimaces, de grognements, de sang et de bave (et ce pauvre Léo passe décidément beaucoup trop de temps dans la flotte) ! Ce qui soulève une question sur la sélection des Oscars, doivent-ils récompenser la performance d’acteur ou le défi humain ?

Pour en revenir au film, le combat entre l’ours et le trappeur Hugh Glass nous scotche à nos sièges, mais bon Dieu s’il avait pu crever une fois pour toute on en serait sorti plus tôt !
Car ce survival se révèle être un long chemin de croix tant pour les personnages que pour les spectateurs et ce malgré quinze premières minutes prometteuses.
Inarritu aurait pu s’en tirer avec une mention « honorable » en concédant une heure de moins, mais dans une démarche d’acharnement constant, il étire une intrigue « post-it » sur plus de deux heures et demie durant lesquelles il n’épargne aucune souffrance physique ou psychologique au protagoniste.

The Revenant se veut puissant, mais la brutalité de chaque scène nous épuise au lieu de nous transporter. De la violence pour la violence sans dimension émotionnelle, autant regarder un match de boxe, c’est nettement plus court.

Les faiblesses scénaristiques se ressentent également dans l’écriture des personnages, qui condamnent de bons acteurs (notamment Tom Hardy) à faire de leur mieux avec fort peu de matière.

Quant à l’esthétisme du film, il est malheureusement plus prétentieux que beau, n’arrivant pas à la cheville du sublime « Nouveau monde » de Terence Malik.

Après un fantastique Birdman, Inarritu nous propose une apologie du masochisme qui ressemble davantage à une manifestation du péché d’orgueil qu’à la pièce maitresse de sa filmographie. Dommage, car l’histoire originelle dont il s’inspire avait bien plus à offrir…

 

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